melanie

« J’ai toujours été préoccupée par les questions d’environnement. Quand on a fondé notre famille, avec mon mari, on s’est demandé comment y sensibiliser nos enfants. On voulait que ce soit une habitude ancrée dans notre quotidien. »

La passionnée du zéro déchet

Mélanie est intarissable quand il s’agit d’évoquer la démarche zéro déchet dans laquelle sa famille et elle se sont lancées il y a un peu plus d’un an. Et surtout sur le processus, dont elle veut convaincre son entourage qu’il n’est pas si compliqué. « J’ai toujours été préoccupée par les questions d’environnement. Quand on a fondé notre famille, avec mon mari, on s’est demandé comment y sensibiliser nos enfants. On voulait que ce soit une habitude ancrée dans notre quotidien. » Ils pensent alors au zéro déchet. Première étape : « l’autopsie de la cuisine et de la salle de bains », pour évaluer la production de déchets. Ensuite, « c’est très facile » : ils ont demandé aux commerçants locaux s’il était possible d’apporter leurs propres contenants, trouvé des épiceries qui font du vrac, fait pas mal de recherches en ligne, aussi. « Au bout d’un an, on se rend compte que c’est ancré dans nos habitudes, et notre entourage s’y attend aussi. »

Un mode de vie teinté de minimalisme

L’entourage, c’est la famille et les amis, mais aussi les collègues. Au bureau, Mélanie a profité des quarts d’heure d’innovation, qui permettent de faire découvrir un sujet aux autres collaborateurs. « Je leur ai parlé du zéro déchet, j’ai même fait un petit reportage photo. Et certains s’y sont mis ! Ils me disent souvent qu’ils pensent à moi dès qu’on parle de déchets ou d’acheter local. » À eux comme dans sa famille, Mélanie martèle un point important : « On n’est pas centrés sur nos poubelles. Le zéro déchet, ça touche plein d’autres problématiques. » L’été dernier, avec son mari et ses deux jeunes enfants, elle a fait près de 750 km à vélo. Quand on part pour vingt jours sur la route, on part avec le minimum : « Ça nous a renforcés dans notre démarche. On n’a pas besoin de consommer plus. Le zéro déchet est lié au minimalisme. » Et puis, paradoxalement, il libère du temps pour les autres : « Les enfants m’aident à tisser les éponges, on prépare les gâteaux ensemble. On allume moins la télé et on passe plus de temps en cuisine. C’est encore plus motivant avec des enfants. »