maya

« Ce qui m’anime, dans la vie, c’est le contact humain, le fait de faire progresser les personnes. »

Être à la fois responsable et jardinier

À 33 ans, Maya est responsable de département et se voit comme « un jardinier qui fait progresser les équipes » ; en tant que femme engagée pour la féminisation des métiers techniques, elle est marraine à l’association Elles bougent et siège dans des jurys pour les concours des grandes écoles ; en tant que citoyenne-entrepreneuse, elle a conçu une solution d’employabilité pour les personnes migrantes (encore à l’état de prototype). « Ce qui m’anime, dans la vie, c’est le contact humain, le fait de faire progresser les personnes », explique-t-elle d’une voix dynamique, comme pour montrer que tout est lié.
Ce souci de l’humain se retrouve notamment dans son engagement au sein d’un projet de transformation des postures managériales, pour lequel elle a suivi une formation à l’accompagnement du développement professionnel. Elle sera certifiée l’an prochain mais accompagne déjà des équipiers, collectivement ou individuellement. « C’est très euphorisant, on voit tout de suite que les personnes se développent, qu’elles osent faire des choses. Et puis c’est une approche différente : un manager, traditionnellement, a une posture haute de sachant, et dans l’accompagnement on apprend une posture de parité. »

La conscience citoyenne avant tout

Maya s’enthousiasme pour les outils qu’elle a appris en formation, qui « aident à aligner ce en quoi on croit et ce qu’on veut devenir », en travaillant sur deux axes : le sens de ce que l’on fait, et le lien que cela permet de nouer avec les autres. « Si on travaille sur ces deux axes, on a fait tout le travail sur notre vie, professionnelle et personnelle à la fois. On est les mêmes dans les deux vies ! », résume-t-elle avec entrain. C’est peut-être cette aspiration à l’« alignement » qui a poussé cette femme à la conscience citoyenne très forte à développer, durant un congé sabbatique, une solution informatique qui aide des personnes migrantes à pré-parer et présenter leur candidature auprès d’entreprises dans des marchés en tension. Une manière d’aider ces personnes déracinées à reconstruire une vie professionnelle pas complètement déconnectée de ce qu’elle était avant l’exil. Pour le moment, le projet est « au chaud » : « On a fait un prototype, un business plan, etc. J’ai plein de choses qui m’animent dans la vie, alors ce sera peut-être pour 2020 ! »