justina

« Tout est possible dans la vie, il faut s’en donner les moyens. »

La détermination d’une athlète

Justina est une athlète, et elle en a les mots. « Il ne faut jamais baisser les bras, il faut aller de l’avant. Même si ce n’est pas facile, il faut y aller, se pousser un petit peu pour atteindre ses objectifs », dit-elle sans hésiter quand on lui demande quel conseil elle donnerait à celles et ceux qui aimeraient suivre sa voie. Sa voie, c’est celle d’une sportive de haut niveau : double championne nationale de judo des super-légers (moins de 48 kilos) en France et dans son Portugal natal, elle est arrivée sur la troisième marche du podium lors du Championnat d’Europe de 1995 et cinquième du Championnat du monde en 1997. Mais sa voie, c’est aussi celle d’une femme qui n’a jamais négligé sa carrière en dehors du sport. Dans les années 1990, elle commence à travailler chez Cofreth sous contrat d’athlète de haut niveau. Elle se souvient : à l’époque, elle suivait un cursus Staps et a eu quelques ennuis de santé physique — « Quand on est athlète, ça arrive. » L’opportunité s’est présentée d’entrer chez Cofreth et « je me suis engouffrée dans la brèche pour avoir un avenir professionnel ». Pragmatique, Justina a bien conscience que souvent, quand on est athlète, « on pense surtout à sa carrière sportive et on oublie un peu sa carrière professionnelle ».

« Aller au bout des choses »

La voilà donc qui suit une formation de technicienne avec dix autres sportifs de haut niveau : le matin les cours, et l’après-midi l’entraîne-ment. Puis ils intègrent un service « où on a fait tout notre bagage ». Justina a commencé par faire de la comptabilité puis, au fil des années, elle est arrivée à son poste actuel de technicienne GMAO au sein de la direction opérationnelle. De sa vie d’athlète, elle dit garder des « traces », une tendance à « aller au bout des choses, à ne pas laisser tomber ». Mais si Justina a cessé la compétition, elle n’a pas pour autant raccroché le kimono. Elle est entraîneuse des judo clubs de Suresnes et Saint-Cyr-l’École où, à n’en pas douter, elle martèle son mantra : « Tout est possible dans la vie, il faut s’en donner les moyens. »