isabelle

« Il n’y a pas d’âge pour commencer une activité physique : le fait d’avoir transpiré, d’avoir fait battre votre cœur, d’avoir couru avec les copains, c’est un plaisir unique à ressentir. »

L’athlète discrète

En 2012, date à laquelle elle est arrivée à Strasbourg, Isabelle a commencé sa nouvelle vie. Elle est devenue responsable de service juridique d’abord, puis elle a renoué avec l’athlétisme. Elle avait raccroché les chaussures de course pendant près de dix ans, et elle a décidé de re-prendre l’entraînement. Désormais, à 42 ans, elle court « cinq fois par semaine, le week-end et le soir après le travail ». Son secret ? « Une vie très organisée. » Isabelle est formelle : avec un bon emploi du temps, « les deux pratiques, professionnelle et sportive, s’emboîtent très bien ». Car même si elle admet ne pas trop évoquer sa passion au bureau, elle n’a pas pour autant deux personnalités séparées. Au travail, elle retrouve aussi l’adrénaline de la compétition. « Je n’aime pas perdre, j’aime me battre pour rendre l’offre d’un dossier meilleure. Et quand il y a besoin d’aller au contentieux, cela ne me fait pas peur. »

L’endurance comme horizon

Surtout, l’entraînement et la course sont « un énorme sas de décompression », qui l’aide à garder son équilibre. Elle évoque sans fard les difficultés du sport, le fait que « l’entraînement, c’est parfois aussi se mettre minable », mais pour mieux « laisser tout ce qui est mauvais de la journée dehors ». Et puis cette pratique soutenue lui a ouvert un horizon plein de découvertes et de nouvelles rencontres. Isabelle le confesse volontiers : sans le soutien des « copains », comme elle les appelle, difficile parfois de trouver la motivation pour courir en plein hiver. Dans son groupe d’entraînement, elle court avec des personnes aux expériences de vie variées et aux parcours différents. « Il y a quelque chose d’universel dans la course à pied, cela réunit tous types de professions. Par exemple, je cours avec quelqu’un qui a été moine ou encore avec des jeunes qui ont 20 ans. C’est une vraie richesse. » Cet enthousiasme, Isabelle veut le propager : « Il n’y a pas d’âge pour commencer une activité physique : le fait d’avoir transpiré, d’avoir fait battre votre cœur, d’avoir couru avec les copains, c’est un plaisir unique à ressentir. »