deborah

« On parle d’égalité hommes-femmes, je ne me voyais pas devoir dépendre de quelqu’un sur le plan financier. J’ai mis un point d’honneur à être autonome. »

Dire oui à de nouveaux horizons

Déborah a « toujours été prête à aider ». C’est notamment pour cela qu’elle a choisi d’être assistante de direction : « Ce métier, qui est aussi celui de ma mère, c’est d’être en support de quelqu’un et je trouvais que ça me correspondait bien. » Il lui a fallu un peu de temps pour y parvenir : juste après son bac littéraire, Déborah fait « une crise d’ado à retarde-ment », décide d’arrêter son DUT en carrières juridiques à peine entamé et devient vendeuse. Une expérience qui lui apprend « à prendre confiance en moi et à vaincre une timidité qui était très forte. Aujourd’hui, quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. » Déborah reprend des études, arrive en alternance chez ENGIE Cofely il y a onze ans et elle a intégré GEPSA il y a deux ans. Aujourd’hui, elle est assistante de direction. Pari réussi : « Ça me plaît vraiment, j’ai une cheffe avec qui ça marche très bien. On est arrivées sensiblement en même temps, il y a deux ans, on a tout découvert et appris ensemble, se souvient-elle, elle me challenge sur de nouvelles choses, m’implique dans tout, me donne de nouvelles responsabilités. »

Bienveillance et enthousiasme

Car il ne faut pas s’y tromper : cette jeune femme à la voix souriante et sereine est aussi déterminée, pragmatique, curieuse. Elle a repris ses études pour être indépendante : « On parle d’égalité hommes-femmes, je ne me voyais pas devoir dépendre de quelqu’un sur le plan financier. J’ai mis un point d’honneur à être autonome. » Mais pas à n’importe quel prix : Déborah est aussi à la recherche de sens dans son travail, pour savoir qu’elle « apporte réellement quelque chose à la société ». Au-delà de son métier d’assistante de direction, elle est donc impliquée « en tant que collaboratrice » sur d’autres missions, notamment sur un projet d’entreprise pour lequel elle a copiloté les efforts de communication interne. « Toutes ces missions transverses m’ont été confiées à l’initiative de ma manager », dit Déborah — mais on sent aussi qu’elle doit ce parcours à son enthousiasme et à sa détermination.
Car chez elle, l’humilité le dispute à l’ambition, l’empathie au pragmatisme. Elle rêve de plus de bienveillance dans le monde de l’entreprise et d’une plus grande égalité dans l’accès aux soins et, pour y parvenir, elle agit. C’est son prochain engagement, auprès d’une grand-mère at-teinte de la maladie d’Alzeihmer : « On a pu la placer dans une structure où la mémoire est stimulée, mais tout le monde ne peut pas se le per-mettre. Je voudrais m’engager pour rendre cela accessible à plus de monde. » Le souci des autres, toujours.