coline

« Il ne faut pas se borner aux tâches dites “féminines” »

Être une femme dans le monde

Coline s’intéresse à beaucoup de choses à la fois, avec une constante : ce qui l’interpelle plus que tout, c’est la place des femmes dans le monde. Ça démarre pendant ses études d’urbanisme, où elle suit un module sur les femmes dans l’espace public. « Aujourd’hui encore je lis beaucoup d’articles qui lient femmes et urbanisme », précise-t-elle. Pendant ses études, elle est l’une des rares femmes dans un environnement très masculin ; une fois arrivée dans le monde du travail, la tendance se confirme. « J’avais déjà été confrontée à un milieu assez fermé aux femmes, où j’avais appris à prendre ma place, ça n’a pas été une grosse découverte. » Coline continue toutefois de se plonger dans des thématiques encore vues comme féminines, comme l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, ou le fait d’oser et de s’imposer. Elle se penche aussi sur des sujets plus structurels, comme le plafond de verre, l’égalité salariale, l’accès aux études techniques et scientifiques. Autant de « problèmes assez épineux et intéressants à décortiquer », s’enthousiasme-t-elle.

Peinture, littérature et roller derby

De ses lectures et réflexions, Coline tire la certitude qu’il ne faut pas « se borner aux tâches dites “ féminines ”. Chacun est capable de faire certains métiers “ masculins ”, les femmes peuvent se faire entendre et prendre ces thèmes à bras-le-corps ». Une conviction qu’elle nourrit en dehors de son métier, en côtoyant des femmes et en s’intéressant à leur travail. Elle qui aime dessiner et peindre suit des femmes artistes sur Instagram et se passionne pour leurs process. Elle lit aussi beaucoup, sur-tout des autrices, surtout des textes autobiographiques ou qui abordent des thèmes de la vie quotidienne. Et puis elle fait du roller derby, un sport majoritairement féminin où elle apprécie « l’ambiance particulière, amicale et détendue, avec une cohésion très forte ». Trois fois par semaine, Coline s’entraîne avec des femmes de tous âges et tous horizons : « Cela m’apporte beaucoup de rencontrer des gens aux profils très différents, ce sont souvent des femmes impliquées dans le milieu associatif ou qui mènent des combats tous les jours. Leur avis m’intéresse vraiment. » Une autre manière pour elle d’apprendre à être une femme dans le monde.