audrey

« Moi, c’est ce qui me donne envie de me lever le matin : c’est un challenge quotidien de savoir s’affirmer auprès des hommes quand on est une femme, qu’on est jeune et qu’on débute dans sa vie professionnelle. »

S’affirmer dans un monde d’hommes

Audrey le dit d’entrée de jeu : elle a envie de partager son expérience de conductrice de chantier et de travaux, qui la conduit souvent à être la seule femme dans un monde d’hommes. Ce métier, elle l’a choisi : après des débuts chez ENGIE Cofely comme assistante chargée d’affaires, elle explique à ses supérieurs que « le bureau, c’est bien, mais une fois de temps en temps » et demande à aller sur le terrain. « Ça les a surpris car c’était nouveau, mais moi, c’est ce qui me donne envie de me lever le matin : c’est un challenge quotidien de savoir s’affirmer auprès des hommes quand on est une femme, qu’on est jeune et qu’on débute dans sa vie professionnelle. » Pour se préparer à son nouveau poste, elle est formée pendant un an « par un homme (ayant de l’expérience) qui m’a appris comment se comporter sur le terrain, en alliant technique et relationnel (clients et sous-traitants) ». Elle sera chargée de coordonner sur le chantier. En parallèle, elle suit une licence en valorisation de l’énergie renouvelable et développement durable.

Les énergies renouvelables pour horizon

Aujourd’hui, Audrey est heureuse de dire que « tout se passe très bien » et qu’elle est bien intégrée dans les équipes. Elle voit les choses évoluer vers plus de diversité, dans les grandes entreprises du BTP et, plus lentement mais sûrement, dans le secteur CVC (chauffage, ventilation, climatisation) où opère ENGIE Cofely. « Il y a encore peu de femmes sur les chantiers, mais au sein de notre service, on a une assistante de travaux, une chargée d’affaires, une autre femme en apprentissage. C’est bien, ça fait de la mixité dans les bureaux », se félicite-t-elle.
Audrey aime son métier et ne se voit pas faire autre chose. À l’avenir, elle aimerait pouvoir mettre à profit ses connaissances en énergies renouvelables pour conduire des chantiers dans ce domaine. Ça implique-rait de quitter son Île-de-France natale, mais c’est tout aussi bien : « D’ici quelques années, ce ne sera plus pour moi, mais je n’ai pas vocation à y passer ma vie. J’ai envie d’aller vivre un peu plus bas », sourit-elle. Vivre un peu plus au soleil, tout en exerçant son métier. La belle vie !