anne-sonia

« Atteindre un objectif, je sais ce que ça veut dire. »

La clarinettiste sportive

Anne-Sonia a deux passions dans la vie : la musique et le sport. Pour vivre la première, elle joue de la clarinette dans un orchestre d’harmonie et dans « un autre petit groupe », un quatuor de clarinettes, qui tâche de se réunir de temps en temps. Elle dit en avoir besoin pour son équilibre. Sa passion du sport, elle, semble plus dévorante, en temps comme en énergie. Anne-Sonia a démarré par l’escalade quand elle était jeune et qu’elle voulait devenir prof de sport ; ensuite elle est passée à la course à pied, à la randonnée, au ski et au handball — tout ça à la fois. En tant que coureuse, elle fait beaucoup de courses, de marathons et de trails, souvent avec de très bons résultats. Si elle aime la dimension « chimique » de l’activité physique, sentir que son « corps sécrète des hormones qui font qu’on se sent bien », elle s’en sert surtout comme d’une bulle rien qu’à elle. « Ça me permet de réfléchir autrement au travail et à ma vie, c’est un moyen de prendre du temps pour soi. » Elle y trouve aussi un goût pour la performance et la compétition qui lui est utile dans son travail : « Montrer qu’on est capable de s’entraîner et d’atteindre des objectifs, ça prouve à ma hiérarchie que je suis capable de m’astreindre à faire des choses. At-teindre un objectif, je sais ce que ça veut dire. »

Goût de l’effort et rêves d’égalité

Ingénieure en efficacité énergétique, Anne-Sonia dit avoir choisi sa voie par « conviction », pour faire sa part contre le changement climatique, mais aussi parce qu’elle a toujours été intéressée par l’énergie. « J’arrivais à faire des similitudes avec l’énergie dont on a besoin dans le sport, ça m’a toujours plu ces choses-là. » Cette femme que l’on sent discrète, plus consumée par le goût de l’effort que par l’envie de parler d’elle, s’anime quand on aborde ses ambitions pour la société au sens large. « Je rêve d’un monde où le respect de chacun serait présent, où toutes les minorités seraient intégrées dans la société de la même manière », dit-elle sans hésiter. Anne-Sonia déplore le fait que l’on soit collectivement élevés avec des « dogmes capitalistes, machistes », dont il est difficile de sortir. « J’aimerais bien que tout le monde ait les mêmes droits », conclut-elle sobrement.