agnes

« Le fil rouge de toutes ces expériences et bouts de vie, c’est d’aider les autres. Cela doit être mon côté saint Bernard. »

Une existence au service des autres

Difficile de résumer cette femme aux parcours multiples : Agnès, à 33 ans, a déjà eu trois vies. Durant la première, elle a fait fonction d’aide-soignante en maternité. La seconde était dans l’armée, qu’elle a rejointe pendant trois ans. La troisième, c’est maintenant : après dix ans passés dans les travaux pour les Hôpitaux de Paris, elle est désormais assistante département travaux chez ENGIE Cofely. Le fil rouge de toutes ces expériences et bouts de vie, c’est « d’aider les autres, cela doit être mon côté saint Bernard », dit-elle en plaisantant. Mais si on lui demande de partager l’expérience la plus marquante, elle choisit l’armée : « un rêve ». « C’était servir la population. Et maintenant, cela fait partie de moi. Cela m’a construite. » La cohésion et la solidarité qu’elle a connues dans l’armée, surtout « quand on est dans la merde », sont pour elle uniques. De cette expérience fondatrice, Agnès retient un trait que les militaires ont en partage : elle « n’aime pas être mise en avant », c’est le collectif qui prime avant tout.

« Être droite dans ses bottes »

De l’armée, Agnès tire aussi son besoin de rigueur, qu’elle exprime dans l’équitation — une passion qu’elle vit depuis vingt-cinq ans et qui l’a menée jusqu’aux Championnats de France il y a quelques années. Cette pratique sportive lui permet de se structurer et la rend « exigeante », la pousse à être « droite dans ses bottes ». Mais, là encore, Agnès trouve une manière de ne pas ramener cela à elle : « On se sent d’autant plus responsable d’avoir un animal avec soi. Le cheval ne vous donne pas le droit à l’erreur si vous faites des fautes. » Ce sens de la responsabilité qui l’anime la fait rêver d’un monde avec moins d’égoïsme, « plus d’aide et de cohésion ». Un monde où l’on serait da-vantage au service les uns des autres.