C’est parti pour la mobilité hydrogène sur le territoire couvert par le Syndicat Mixte des Transports Artois-Gohelle (SMT AG) ! Une première station pour bus hydrogène vient d’être inaugurée et les premiers bus devraient rouler à la fin de l’été…

Une première station pour bus hydrogène au cœur d’un projet de mobilité global

Le nouveau réseau de bus opéré par le Syndicat Mixte des Transports Artois-Gohelle (SMTAG), TADAO, c’est 200 bus dont 41 bus hybrides et très bientôt des bus hydrogène ! En effet, une station hydrogène dédiée au rechargement de bus vient d’être inaugurée sur le centre de bus d’Houdain-Divion. Une première en France pour un site où seront assurés la production, le stockage et la distribution de cette énergie zéro émission qui alimentera une flotte de 6 Bus à Haut Niveau de Service (BHNS).

Et le projet ne se limite pas à ces bus ! Cette première ligne de bus 100% hydrogène entre dans un projet de mobilité global, qui inclut la refonte complète du réseau TADAO, le 6e réseau de France, achevée début avril 2019. Une refonte qui a pour objectif d’améliorer la qualité de service (fréquence, ponctualité, maillage et desserte) et le confort des usagers (nouveaux bus et accès à l’info en temps réel). Ce projet répond à de nouvelles exigences en matière de mobilité sur un territoire de plus de 1 000 km2 où vivent près de 700 000 personnes.

>> L’hydrogène renouvelable et la mobilité de demain <<

Un process simple et 100% vert pour la première station de bus hydrogène

Illustration Première Station Bus Hydrogène

Illustration Première Station Bus Hydrogène

Des bus qui roulent à l’hydrogène renouvelable, comment cela fonctionne-t-il exactement ? Il s’agit d’utiliser de l’électricité verte (produite par des barrages hydrauliques, des éoliennes ou encore des panneaux solaires en France), qui passée à travers un éléctrolyseur devient de l’hydrogène vert. Cet hydrogène est stocké, et c’est, au-delà de ses nombreux avantages pour la mobilité, le super pouvoir de l’hydrogène : il permet de stocker l’électricité produite de manière renouvelable, pour pouvoir la redistribuer à la demande !

Au moment de la recharge (en seulement 15 minutes !), l’hydrogène est transféré dans les 4 réservoirs à hydrogène contenus dans le toit du bus. Cette énergie verte alimente la pile à combustible du bus, qui retransforme l’hydrogène en électricité pour alimenter la batterie. Ainsi, le bus ne rejette que de la vapeur d’eau lorsqu’il roule ! À titre de comparaison, un bus roulant au gasoil rejette 88 480 kilos de C02 par an. L’autonomie de ce bus vert ? Plus de 300 kilomètres, soit un seul plein par jour nécessaire pour les bus desservant cette ligne de 13,4 kilomètres. Notons aussi que la technologie derrière cette grande première est 100% française avec Safra et Symbio à la manœuvre pour le matériel roulant et ENGIE Cofely (via sa filiale GNVERT) ainsi que McPhy pour la construction et la maintenance de la station hydrogène.

>> 1’30 pour tout savoir sur l’hydrogène renouvelable ! <<

Les territoires pionniers de la mobilité zéro carbone

Illustration Première Station Bus Hydrogène

Illustration Première Station Bus Hydrogène

Les bus hydrogène devraient prendre la route dès la fin de l’été prochain, pour desservir la première ligne 100% hydrogène de France, entre les communes d’Auchel et Bruay-La-Buissière (62). Un galop d’essai qui va permettre de recueillir des données et analyser l’impact de la ligne et les possibilités d’extension.

Ce projet démontre une nouvelle fois le rôle déterminant et pionnier des collectivités dans la mobilité zéro carbone. ENGIE Cofely les accompagne, convaincu que l’hydrogène est le chainon manquant d’un écosystème décarboné, facteur de progrès harmonieux pour les villes et les territoires en France.

« L’hydrogène se positionne comme un carburant alternatif complémentaire au GNV et à l’électricité (véhicules à batteries) dans le cadre de la transition énergétique. Celle-ci amène en effet à repenser le modèle, qui prévalait jusqu’ici, selon lequel un seul carburant peut répondre à l’ensemble des usages. L’avenir est à un modèle de carburants complémentaires permettant d’apporter à la fois une réponse aux enjeux environnementaux auxquels nous devons faire face au niveau local (qualité de l’air) et au niveau global (réchauffement climatique) tout en s’assurant de répondre aux enjeux technico-économiques des segments de véhicules visés. » – Article publié sur LinkedIn par Jean-Pierre Monéger, directeur général d’ENGIE Cofely

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