Découvrez le témoignage de Maya, Responsable d’Equipe chez ENGIE Cofely.

Photo de Maya, responsable d'équipe chez ENGIE Cofely et marraine de l'association Elles bougent.

Photo de Maya, responsable d’équipe chez ENGIE Cofely et marraine de l’association Elles bougent.

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Maya et je suis ingénieure des Mines de Nantes, dont je suis sortie en 2009. Avant ça, j’avais fait un BAC S et une classe préparatoire scientifique. J’ai été tour à tour, consultante en gestion de projets informatiques, ingénieure en Production, chef de projet à la Direction Générale d’ENGIE Cofely. Aujourd’hui, je suis Responsable d’Equipe, toujours chez ENGIE Cofely. Je travaille depuis 3 ans sur le site d’un musée à Paris.

Comment êtes-vous devenue marraine Elles bougent et pourquoi vous êtes-vous engagée en tant que marraine ?

J’ai été contactée par la DRH pour participer à un forum regroupant des entreprises dites « techniques » et des collégiennes / lycéennes.

Cette démarche de mettre en contact des jeunes filles avec le monde des entreprises m’a paru très concrète. D’une part, je trouvais l’idée de présenter des entreprises à des jeunes personnes qui n’ont aucune idée du monde travail très intéressante. D’autre part, j’ai aimé le concept de rencontres entre des jeunes filles et des femmes professionnelles. On sait le pouvoir de l’exemple : le fait de voir des femmes techniciennes ou ingénieures, de pouvoir discuter avec elles a donné des idées à ces jeunes filles.

A la suite de ce forum, j’ai décidé de devenir marraine « Elles bougent » et de participer à d’autres événements.

J’ai eu l’occasion d’intervenir directement auprès de jeunes filles en 3ème au sein d’un collège. Je leur ai présenté mon parcours professionnel et personnel, comme l’ont également fait d’autres professionnelles.

Quels sont les conseils que vous donnez aux jeunes filles que vous rencontrez ? Quelles sont leurs réactions ?

Le conseil principal que je leur donne est de ne pas se mettre des barrières. Souvent, les jeunes filles placent elles-mêmes la barre haut. Ce qui me surprend le plus quand on parle aux jeunes filles au collège, c’est qu’elles aient totalement écarté la possibilité de faire des études scientifiques, parce qu’elles n’ont pas 18 de moyenne en mathématiques. Quand elles ont seulement 14/15, elles disent être « moyenne en maths ». Un garçon se pose beaucoup moins de questions !

Elles sont toujours surprises qu’il y ait autant de femmes dans le monde technique, mais quand on les pousse à réfléchir, elles trouvent toujours une cousine, une voisine, une femme qu’elles connaissent qui est technicienne ou ingénieure.

Elles ont souvent des questions directes et concrètes auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre, mais je suis persuadée que le contact direct auprès de ces jeunes filles peut créer des vocations.